Aller au contenu

Comparateur gratuit de FinanceRock GmbH. Nous ne sommes pas une caisse-maladie et nous trions par prix, jamais par commission. Transparence →

Comparateur indépendant
pas une caisse-maladie
Comparer les primes

Hausse des primes de l’assurance complémentaire : tes droits de résiliation

Pourquoi les primes complémentaires augmentent, qui les approuve, quels droits de résiliation tu as et quelles voies existent à côté de la résiliation.

Cette page est une traduction ; la version allemande fait foi. Version originale : Deutsch

Réponse courte

Dans l’assurance complémentaire, il n’existe pas de droit légal de résiliation extraordinaire en cas de hausse des primes. Tes CGA indiquent si tu peux résilier en réaction à la nouvelle prime. Sinon, il reste la résiliation ordinaire pour la fin de la troisième année de contrat ou d’une année ultérieure, avec un préavis de 3 mois (art. 35a LCA). Ne résilie qu’après l’acceptation d’une nouvelle caisse.

Illustration : indicateur montant comme un thermomètre à côté d’une petite pile de pièces et d’un contrat plié

L’essentiel en bref

  1. La FINMA doit approuver les nouveaux tarifs de l’assurance-maladie complémentaire avant leur mise en œuvre ; elle examine la solvabilité et la protection contre les abus (art. 5 al. 1 et art. 38 LSA).
  2. Un droit de résiliation en raison d’une hausse des primes n’existe que si la police ou les CGA le prévoient ; la LCA n’en connaît pas.
  3. Toute assurance complémentaire peut être résiliée de manière ordinaire pour la fin de la troisième année de contrat ou de chaque année ultérieure, avec un préavis de 3 mois (art. 35a al. 1 LCA).
  4. La caisse ne peut pas résilier ton assurance complémentaire de manière ordinaire, pas même à un âge avancé (art. 35a al. 4 LCA).
  5. Si la caisse ferme ton portefeuille, tu peux passer à un produit ouvert aussi équivalent que possible, avec l’âge et l’état de santé de l’époque (art. 156 OS).

Hausse des primes : l’assurance de base et l’assurance complémentaire obéissent à des règles différentes

En automne arrivent les avis de prime. Pour l’assurance de base, la procédure est fixée par la loi : l’OFSP approuve chaque prime à l’avance (art. 16 LSAMal), la caisse te la communique au moins 2 mois à l’avance, et tu peux changer de caisse moyennant un préavis d’un mois (art. 7 al. 2 LAMal). Rien de cela ne s’applique à l’assurance complémentaire. Elle est un contrat privé régi par la loi sur le contrat d’assurance (LCA), et tes droits figurent avant tout dans la police et dans les conditions générales d’assurance (CGA).

QuestionAssurance de base (LAMal)Assurance complémentaire (LCA)
Qui approuve la prime ?OFSP (art. 16 LSAMal)FINMA (art. 5 al. 1 et 38 LSA)
Différences selon l’âgeseulement trois groupes d’âge (art. 61 LAMal)possibles selon l’âge ou l’âge d’entrée
Droit de résiliation en cas de hausseoui, légal (art. 7 al. 2 LAMal)seulement si les CGA le prévoient
Résiliation ordinairechaque annéefin de la 3e année de contrat ou de chaque année ultérieure (art. 35a LCA)
La nouvelle caisse doit t’accepterouinon, questionnaire de santé et refus possibles

Il en découle une conséquence importante : tu changes d’assurance de base sans risque. Pour l’assurance complémentaire, tu mets en balance la prime plus élevée et le risque de ne pas obtenir de nouveau contrat équivalent.

Pourquoi les primes complémentaires augmentent et qui les contrôle

Dans l’assurance de base, la même prime s’applique à tous les adultes au sein d’une caisse, d’un canton et d’une région ; l’échelonnement ne se fait que selon trois groupes d’âge (art. 61 LAMal). Dans l’assurance complémentaire, les caisses peuvent échelonner la prime selon l’âge ou l’âge d’entrée. Selon le produit, ta prime n’augmente donc pas seulement quand les coûts augmentent, mais aussi quand tu passes dans une tranche d’âge supérieure.

La caisse n’est toutefois pas entièrement libre. Les tarifs et les CGA de l’assurance complémentaire à l’assurance-maladie sociale font partie du plan d’exploitation (art. 4 al. 2 let. r LSA), et la caisse doit soumettre les modifications à l’approbation de la FINMA avant leur mise en œuvre (art. 5 al. 1 LSA). Sur la base des calculs tarifaires, la FINMA examine si les primes garantissent la solvabilité de la caisse et protègent les assurés contre les abus (art. 38 al. 1 LSA). Une hausse approuvée n’est donc pas arbitraire, mais elle ne garantit pas non plus que le produit reste avantageux pour toi.

Une hausse des primes dans l’assurance de base ne dit rien de l’assurance complémentaire, et inversement. Les deux contrats sont distincts, même s’ils figurent sur le même avis de prime.

Pas à pas : comment réagir à l’avis de prime

  1. Séparer les deux parties. Lis séparément dans l’avis de prime ce que coûtent désormais l’assurance de base et chaque assurance complémentaire. Pour l’assurance de base, le délai est le 30 novembre ; pour l’assurance complémentaire, c’est ton contrat qui compte.
  2. Chercher le droit de résiliation dans les CGA. Les mots-clés sont « adaptation des primes », « modification du tarif » ou « résiliation ». S’il y figure un droit de résilier en réaction à la nouvelle prime, note le délai et l’échéance.
  3. Vérifier l’échéance ordinaire. Sans droit particulier, il reste la résiliation pour la fin de la troisième année de contrat ou d’une année ultérieure, avec un préavis de 3 mois (art. 35a al. 1 LCA). Pour les contrats calqués sur l’année civile, cela signifie : réception au plus tard le 30.09 pour la fin de l’année.
  4. Demander à ta caisse quelles alternatives elle propose. Niveau inférieur, quote-part plus élevée, autre produit. Demande par écrit si un retour ultérieur déclencherait un questionnaire de santé.
  5. T’adresser à une nouvelle caisse avant de résilier. Dépose une proposition pour le nouveau produit, réponds entièrement au questionnaire de santé (art. 4 LCA) et attends l’acceptation écrite.
  6. Résilier ou conserver. Si tu as reçu l’acceptation et que le changement en vaut la peine, résilie de manière à pouvoir le prouver. Sinon, tu conserves le contrat ; la caisse ne peut pas te le résilier de manière ordinaire.

Tes droits de résiliation en détail

Résiliation extraordinaire selon les CGA. La LCA ne contient pas de droit de résiliation en raison d’une hausse des primes. Certains contrats en prévoient un eux-mêmes ; le délai et la forme découlent alors des CGA. La caisse doit t’informer avant même la conclusion du contrat des primes dues ainsi que de la durée et de la fin du contrat (art. 3 al. 1 let. c et d LCA). Tu trouves ces indications dans tes documents contractuels.

Résiliation ordinaire. Tout contrat peut être résilié pour la fin de la troisième année ou de chaque année suivante, avec un préavis de 3 mois, par écrit ou par tout autre moyen permettant d’en établir la preuve par un texte (art. 35a al. 1 LCA). Les contrats peuvent autoriser une résiliation plus précoce (art. 35a al. 2 LCA). La page résiliation de l’assurance complémentaire en explique les détails.

Résiliation après un sinistre. Si un sinistre (cas de prestation) vient de survenir, tu peux résilier au plus tard lors du paiement de la prestation ; la couverture prend fin 14 jours après ta communication (art. 42 LCA). Dans l’assurance-maladie complémentaire, ce droit n’appartient qu’à toi (art. 35a al. 4 LCA).

Résiliation pour justes motifs. Pour de justes motifs, chaque partie peut résilier à tout moment lorsque la poursuite du contrat ne peut plus être exigée selon les règles de la bonne foi (art. 35b LCA). La loi ne dit pas si une hausse des primes suffit à elle seule. Ne compte pas là-dessus sans avoir clarifié la question avec la caisse ou un service spécialisé.

La caisse elle-même ne peut pas résilier de manière ordinaire. Dans l’assurance-maladie complémentaire, seul le preneur d’assurance dispose du droit de résiliation ordinaire et du droit de résiliation après un sinistre (art. 35a al. 4 LCA). Une caisse ne peut donc pas t’évincer du contrat en raison de ton âge ou de coûts élevés, mais seulement adapter la prime dans le cadre approuvé.

Alternatives à la résiliation

Choisir une couverture inférieure. Certains produits existent en plusieurs niveaux, par exemple division privée, semi-privée ou division commune dans toute la Suisse, ou avec quote-part. Un niveau inférieur réduit la prime sans que tu renonces au contrat. Ce sont les CGA et les renseignements de la caisse qui font foi.

Reprendre les nouvelles CGA. Si la caisse modifie les CGA du même type d’assurance, tu peux demander que ton contrat se poursuive aux nouvelles conditions ; si la nouvelle couverture coûte plus cher, tu paies la prime plus élevée (art. 35 LCA).

Passage depuis un portefeuille fermé. Si la caisse n’accepte plus de nouveaux assurés dans ton produit, on parle de portefeuille fermé. Tu as alors le droit de passer à un contrat aussi équivalent que possible d’un portefeuille ouvert de la même caisse ou de son groupe, s’il en existe un. Sont déterminants l’âge et l’état de santé lors de la conclusion de ton contrat actuel (art. 156 al. 1 et 3 OS). La caisse doit t’informer de ce droit sans délai (art. 156 al. 2 OS).

Demander la valeur de règlement. Si ton produit constitue des provisions de vieillissement et que la caisse prévoit un remboursement en cas de résiliation anticipée, elle doit t’informer de la valeur de règlement à chaque adaptation des primes (art. 155 al. 5 OS). Cette valeur t’aide à calculer ce que coûte une résiliation.

Changer d’assurance de base, garder la complémentaire. Dans l’assurance de base aussi, une comparaison vaut la peine, comme le montre l’exemple ci-dessous. Ta caisse actuelle ne peut pas t’obliger à résilier l’assurance complémentaire, ni la résilier en raison du seul changement (art. 7 al. 7 et 8 LAMal). Tu compares les primes dans le calculateur de primes.

Chiffres : prime complémentaire et assurance de base en comparaison

Pour les assurances complémentaires, il n’existe pas de statistique publique des primes comme pour l’assurance de base ; les primes figurent dans les offres et les polices des caisses. Pour l’assurance de base, en revanche, l’OFSP publie toutes les primes approuvées. Primes 2026, commune de Zurich (région 1), adultes, avec accident ; source : OFSP :

Franchiseprime mensuelle la plus bassemédianeprime mensuelle la plus élevée
CHF 300CHF 517.70CHF 580.00CHF 724.00
CHF 2 500CHF 389.40CHF 453.90CHF 595.70

Les primes les plus basses correspondent à des modèles du médecin de famille ou HMO avec leurs propres règles ; la page Modèles d’assurance explique de quels modèles il s’agit. L’OFSP publie les primes de l’année suivante fin septembre ; jusqu’à leur approbation, nous calculons avec les primes 2026.

Exemple : avis de prime à 64 ans

Exemple avec des personnes fictives. Ruth, 64 ans, habite à Zurich. Elle a l’assurance de base avec une franchise de CHF 300 et paie en 2026 la médiane de CHF 580.00 par mois. Elle a en outre depuis 2012 une assurance complémentaire d’hospitalisation en division semi-privée. Dans cet exemple de contrat, sa prime s’élève à CHF 150.00 par mois ; la caisse annonce une hausse de 10 % à CHF 165.00. Ses CGA ne prévoient, par hypothèse, aucun droit de résiliation extraordinaire.

Les valeurs de l’assurance complémentaire sont des hypothèses. L’exemple est un calcul, pas une recommandation : l’intérêt de la division semi-privée dépend de tes priorités et de ton contrat. L’article Quelle assurance complémentaire paie quoi ? explique quelles prestations proposent les autres caisses ; tu trouves les caisses en détail sous Caisses-maladie.

Cas particuliers

Retraite et grand âge. Plus l’âge avance, plus un nouveau contrat devient difficile, parce que le questionnaire de santé et l’âge d’entrée comptent. Un contrat existant que la caisse ne peut pas te résilier de manière ordinaire a alors une valeur propre. Pour en savoir plus, consulte l’article Assurance complémentaire dès 60 ans.

Contrats familiaux. Si plusieurs personnes figurent sur une même police, vérifie la nouvelle prime de chaque personne séparément. Les CGA règlent si tu peux résilier pour certaines personnes seulement.

Résiliation déjà envoyée. Si tu as résilié et que la nouvelle caisse refuse, tu ne peux pas retirer unilatéralement la résiliation. Demande à ta caisse actuelle si elle accepte de maintenir le contrat ; tu n’as aucun droit à l’exiger.

Erreurs fréquentes

  • Résilier immédiatement en raison de la hausse, sans nouvelle acceptation. En cas de refus, tu te retrouves sans assurance complémentaire.
  • Confondre les délais. Le 30 novembre s’applique à l’assurance de base. Pour l’assurance complémentaire, ce sont les CGA et l’art. 35a LCA qui comptent, pour les contrats calqués sur l’année civile le 30 septembre.
  • Supposer un droit légal de résiliation extraordinaire. Il n’en existe pas. Seules tes CGA peuvent en prévoir un.
  • Ne pas examiner les alternatives. Un niveau inférieur, une quote-part ou un produit successeur auprès de la même caisse sont possibles sans renoncer au contrat existant.
  • Oublier l’assurance de base. Tu y changes de caisse sans questionnaire de santé et sans incidence sur l’assurance complémentaire.

Tu rédiges la lettre de résiliation avec le générateur de lettre de résiliation ; l’article Résilier l’assurance complémentaire montre toute la démarche. Tu trouves tous les sujets liés aux assurances complémentaires d’hospitalisation et des soins ambulatoires dans l’univers thématique Assurances complémentaires.

Questions fréquentes

La caisse-maladie peut-elle simplement augmenter la prime de l’assurance complémentaire ?

Elle a besoin pour cela de l’approbation de la FINMA, qui examine si les primes garantissent la solvabilité et protègent les assurés contre les abus (art. 38 LSA). Les CGA règlent si et comment la caisse peut adapter la prime en cours de contrat.

Puis-je résilier de manière extraordinaire en raison d’une hausse des primes ?

Seulement si tes CGA prévoient un tel droit. La LCA elle-même ne connaît pas de droit de résiliation extraordinaire en cas de hausse des primes. Le délai et l’échéance figurent dans les CGA ou dans la lettre de la caisse.

La prime de l’assurance complémentaire augmente-t-elle avec l’âge ?

C’est possible. Contrairement à l’assurance de base, les caisses peuvent échelonner les primes complémentaires selon l’âge ou l’âge d’entrée. La police et les CGA indiquent comment les primes de ton produit sont calculées.

Dois-je de nouveau répondre à un questionnaire de santé si je change d’assurance complémentaire ?

Auprès d’une nouvelle caisse, oui ; elle peut aussi refuser ou émettre une réserve (art. 4 LCA). Si tu passes à une couverture inférieure au sein de ta caisse, cela dépend des CGA ; renseigne-toi auparavant par écrit.

Sources

  1. Loi fédérale sur le contrat d’assurance (LCA), art. 35aArt. 35a LCAfedlex.admin.ch
  2. Loi fédérale sur le contrat d’assurance (LCA), art. 35 et 35bArt. 35 et 35b LCAfedlex.admin.ch
  3. Loi fédérale sur le contrat d’assurance (LCA), art. 3Art. 3 al. 1 LCAfedlex.admin.ch
  4. Loi fédérale sur le contrat d’assurance (LCA), art. 4Art. 4 LCAfedlex.admin.ch
  5. Loi fédérale sur le contrat d’assurance (LCA), art. 42Art. 42 LCAfedlex.admin.ch
  6. Loi sur la surveillance des assurances (LSA), art. 4 et 5Art. 4 al. 2 let. r et art. 5 al. 1 LSAfedlex.admin.ch
  7. Loi sur la surveillance des assurances (LSA), art. 38Art. 38 LSAfedlex.admin.ch
  8. Ordonnance sur la surveillance des entreprises d’assurance privées (OS), art. 155Art. 155 OSfedlex.admin.ch
  9. Ordonnance sur la surveillance des entreprises d’assurance privées (OS), art. 156Art. 156 OSfedlex.admin.ch
  10. Loi fédérale sur l’assurance-maladie (LAMal), art. 7Art. 7 al. 2, 7 et 8 LAMalfedlex.admin.ch
  11. Loi fédérale sur l’assurance-maladie (LAMal), art. 61Art. 61 LAMalfedlex.admin.ch
  12. Loi fédérale sur la surveillance de l’assurance-maladie sociale (LSAMal), art. 16Art. 16 LSAMalfedlex.admin.ch
  13. OFSP, primes d’assurance-maladie 2026 (opendata.swiss)opendata.swiss

À lire aussi

État : . Font foi la loi, les conditions générales d’assurance et les renseignements de ta caisse-maladie. Signale-nous les erreurs via Contact ; notre façon de travailler : Rédaction et processus de vérification.